A défaut de pouvoir expliquer scientifiquement la naissance de la perle, les hommes ont vu en cette gemme le résultat d'un acte divin. Cette méconnaissance a laissé libre cours à l'expression de mythes et légendes. L'histoire de la perle se confond avec celle de l'humanité. Elle apporte le bonheur chez les Hindous, les pleurs en Orient, et l'amour chez les Egyptiens. Dans l’étymologie grecque, le mot perle désigne la pureté, tandis qu'il est synonyme d'amour et de plaisir chez les Romains.

En Chine, les perles font partie depuis longtemps des joyaux des empereurs des Dynasties MING et HAN, symboles de richesse et de pouvoir.

En Grèce Antique, la perle est à l'origine d'Aphrodite car lors de sa conception par Zeus, plusieurs perles célestes tombèrent à la mer, entraînant la création de l'île de Cythère, où naquit Aphrodite, déesse de l'amour et de la beauté. La littérature a transmis, comme l'ont fait les traditions durant des siècles, la passion des perles.

A Tahiti, la couleur des perles est le résultat de la variété des écailles de chaque poisson de l'océan. Elle était la parure de Teufi, fille d'Oro.

Ainsi, Jules Vernes dans son ouvrage Vingt-mille lieux sous les mers écrit :

"La vision de deux scaphandriers ; C'était une huître de dimension extraordinaire, un tridacne gigantesque, un bénitier qui eût contenu un lac d'eau sainte, une vasque dont la largeur dépassait 2 mètres et conséquemment plus grande que celle qui ornait le salon du Nautilus. Je m'approchais de ce mollusque phénoménal. Par son byssus, il adhérait à une table de granite, et là il se développait isolément dans les eaux calmes de la grotte. J'estimais le poids de ce tridacne à trois cents kilogrammes. Or une telle huître contient quinze kilos de chair et il faudrait l'estomac d'un gargantua pour en absorber quelques douzaines. Le capitaine Némo connaissait évidemment l'existence de ce bivalve. Ce n'était pas la première fois qu'il le visitait, et je pensais qu'en nous conduisant à cet endroit, il voulait seulement nous montrer une curiosité naturelle. Je me trompais. Le capitaine Némo avait un intérêt particulier à constater l'état de ce tridacne. Les deux valves du mollusque étaient entrouvertes. Le capitaine s'approcha et introduisit son poignard ; puis de la main, il souleva la tunique membraneuse et frangée sur les bords qui formait le manteau de l'animal. Là, entre les plis foliacés, je vis une perle libre dont la grosseur égalait celle d'une noix de cocotier. Sa forme globuleuse, sa limpidité parfaite, son orient admirable, en faisait un bijou d'un inestimable prix. Emporté par la curiosité, j'étendais la main pour la palper ! Mais le capitaine s'arrêta, fit un signe négatif et, retirant son poignard par un mouvement rapide, il laissa les deux valves se refermer rapidement. Je compris alors quel était le dessein du capitaine Némo. En laissant cette perle enfouie sous le manteau du tridacne, il lui permettait de s'accroître insensiblement. Avec chaque année la sécrétion du mollusque y ajoutait de nouvelles couches concentriques. Seul, le capitaine connaissait la grotte où "mûrissait" cet admirable fruit de la nature ; seul, il l'élevait pour ainsi dire, afin de la transporter un jour dans son précieux musée.

Peut-être même, suivant l'exemple des Chinois et des Indiens avait-il déterminé la production de cette perle en introduisant sous les plis du mollusque quelque morceau de verre et de métal, qui s'était peu à peu recouvert de la matière nacrée [...]. Superbe curiosité naturelle et non bijou de luxe car je ne sais quelles oreilles féminines auraient pu la supporter."

L'histoire d'amour entre l'homme et la perle est une histoire séculaire qui ne cesse de se perpétuer au grand bonheur de nos yeux émerveillés.

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